La fonte des glaciers permettrait l’absorption de CO2, selon une étude

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Le Nunavut doit composer avec la fonte des glaces en raison du réchauffement climatique. (Jeff McIntosh/La Presse canadienne)
La fonte de glaciers dans le Nord canadien permettrait à des rivières de consommer une quantité considérable de dioxyde de carbone rejeté dans l’atmosphère, selon une nouvelle étude réalisée par des biologistes de l’Université de l’Alberta.

En étudiant le lac Hazen, sur l’île d’Ellesmere, au Nunavut, les chercheurs ont observé que l’interaction entre la poussière de roche de glaciers et l’eau qui fond élimine le carbone de l’eau. Cela a pour effet de créer une réaction en chaîne où le carbone de l’atmosphère est absorbé par l’eau de la rivière.

« Dans l’environnement, on cherche toujours un équilibre. Lorsque la concentration de dioxyde de carbone est plus haute dans un compartiment de l’écosystème, on cherche [à créer un équilibre] entre les compartiments. Donc, on voit un mouvement de molécules entre l’atmosphère et l’eau, parce que la concentration de dioxyde de carbone dans l’eau est extrêmement basse », explique Kyra Saint-Pierre, auteure de l’étude et chercheure postdoctorale à l’Université de la Colombie-Britannique.

Il reste toutefois encore difficile de dire ce qu’il advient du carbone une fois qu’il est absorbé, selon la chercheure. Elle souligne toutefois qu’il s’agit de la première fois qu’on constate le potentiel d’absorption du carbone de l’eau glaciale, ce qui lui donne bon espoir que ce processus naturel pourra peut-être inspirer la création de technologies favorisant la captation du CO2.

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La croisée, Radio-Canada

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