Opération nettoyage au parc national Qausuittuq, dans l’Arctique canadien

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Entre les mois de juillet et d’août, des experts de Parcs Canada et des employés du parc national Qausuittuq, dans l’Arctique canadien, ont retiré des barils qui avaient été abandonnés sur le site après des forages d’exploration minière, pétrolière et gazière menés dans les années 1960 et 1970. Cette image montre la stagiaire en gestion Angela Piercey (à droite) et la chef de l’équipe d’écologie, Jane Chisholm (à gauche) en août 2017. (Courtoisie de Parcs Canada)
Une équipe formée d’Inuit et d’experts de Parcs Canada s’est rendue dans le parc national Qausuittuq, dans l’archipel arctique canadien, pour retirer des déchets industriels abandonnés depuis plus de 50 ans.

Situé dans le nord-ouest de l’île de Bathurst, au Nunavut, le parc national Qausuittuq englobe quelque 11 kilomètres carrés de terres et d’eaux arctiques protégées. Mais des déchets industriels abandonnés à la suite de forages d’exploration minière, pétrolière et gazière parsèment le paysage depuis les années 1960 et 1970.

Entre les mois de juillet et d’août, l’équipe d’experts a mis la main à la pâte pour retirer des débris qui n’avaient pas pu être enlevés dans les précédentes activités de nettoyage, lancées en 2017.

Au mois d’avril, Ottawa avait d’ailleurs versé une somme 584 000 $ à cette deuxième phase du projet de conservation.

Le parc national Qausuittuq est l’un des cinq parcs nationaux du Nunavut. (Parcs Canada)

« Le projet […] est une importante étape dans la protection de la harde menacée de caribous de Peary et la restauration de son habitat vital au parc national Qausuittuq », a indiqué jeudi la ministre fédérale responsable de Parcs Canada, Catherine McKenna, dans un communiqué de presse.

La première phase du projet consistait à organiser des consultations publiques dans la région de Qikiqtaaluk, à planifier la logistique et à commencer à retirer des barils de carburant vides.

Dans un échange de courriels, Parcs Canada rapporte que 194 barils ont été retirés du site entre les mois de juillet et d’août 2018.

Les consultations publiques, auxquelles ont pris part plusieurs chasseurs inuit, ont permis d’élaborer le plan de gestion du parc national à partir d’éléments tirés du savoir traditionnel.

Des espèces vulnérables

Le vaste espace protégé, qui signifie « terre sans aube » en inuktitut, est l’habitat naturel de nombreuses espèces animales, telles que le bœuf musqué, le phoque, l’ours polaire, le harfang des neiges, le morse et le loup arctique.

Il compte aussi une population de caribous de Peary, dont la population est aujourd’hui estimée à 13 200 individus matures, selon le gouvernement fédéral.

En 2004, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné le caribou de Peary comme étant une espèce en voie de disparition. Son statut a par la suite été mis à jour en 2015, année durant laquelle il est devenu une espèce sauvage menacée.

En 2015, le caribou de Peary est devenu une espèce sauvage menacée. Le statut est employé pour désigner les espèces animales qui risquent de devenir des espèces en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de les faire disparaître. (iStock)

Selon Parcs Canada, les débris industriels toujours présents sur les sols empêchent le caribou de se nourrir dans certaines zones, sont susceptibles de les blesser et obstruent des voies de déplacements essentielles à leur migration.

Créé en 2015, puis inauguré en 2017, le site protégé est l’un des cinq parcs nationaux du Nunavut. La gestion du parc est assurée par le Comité de gestion du parc Qausuittuq, dont les membres sont nommés par le gouvernement fédéral et l’Association inuit du Qikiqtani (AIQ), un organisme inuit régional.

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