Rencontre avec le nouveau ministre canadien des Affaires du Nord

Le nouveau ministre canadien des Affaires du Nord, Daniel Vandal, portant un carré de peau d’orignal, le symbole du mouvement Moose Hide, contre la violence et la discrimination envers les femmes autochtones. (Radio-Canada)
Le premier ministre canadien Justin Trudeau a rencontré son nouveau Cabinet pour la première fois lors d’une réunion jeudi. L’un des nouveaux ministres, le député de Saint-Boniface-Saint-Vital (au Manitoba), Daniel Vandal, se confie après cette réunion sur son processus de familiarisation avec ses nouveaux dossiers.

Il y a deux semaines, Daniel Vandal a reçu un appel du bureau du premier ministre : il était convié à Ottawa le lendemain pour rencontrer son chef de parti.

« C’est pour ça que je n’étais pas au dîner du Centre Flavie-Laurent », lance-t-il avec un sourire et des excuses, bien conscient de l’importance de cette soirée collecte de fonds pour les habitants sa circonscription.

Le premier ministre a demandé à M. Vandal s’il acceptait de devenir le nouveau ministre des Affaires du Nord.

« C’était une très belle surprise et un honneur pour moi qu’il me le demande. Mais j’étais aussi surpris parce que je n’aurais jamais imaginé qu’il me demanderait de prendre en main ce portefeuille », confie le député.

« J’y ai pensé pendant 10 secondes et puis je lui ai dit : ‘Oui, absolument, c’est un plaisir et un honneur.’ »

Daniel Vandal, ministre des Affaires du Nord

Pour lui, le Nord se compose des trois territoires ainsi que du nord des provinces de la Colombie-Britannique jusqu’au Québec. « Et il y a beaucoup de travail avec les nations autochtones », souligne-t-il.

« Un homme de la ville »

Daniel Vandal a voyagé un peu dans le Nord, notamment à Whitehorse (au Yukon) et dans le Nord du Québec, mais jamais pour une période prolongée. Il est bien conscient qu’il a passé sa vie dans une ville.

Daniel Vandal aux côtés du premier ministre Justin Trudeau. (Daniel Vandal/Twitter)

« J’ai même clarifié avec le premier ministre quand il m’a demandé. J’ai dit : ‘Monsieur le premier ministre, vous savez que je suis un homme de la ville? J’ai toujours vécu à Saint-Boniface’. Il a dit : ‘Oui, je sais ça, mais les questions du Nord, ce sont des questions pour tous les Canadiens.’ » , raconte M. Vandal.

Lors de ses quatre premières années comme député à Ottawa, M. Vandal a pu rencontrer Natan Obed, le président de l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), qui représente 51 communautés du Nord.

« C’est un bon leader, jeune et dynamique et j’ai hâte de le rencontrer encore pour voir comment on peut travailler ensemble », dit Daniel Vandal.

Connaître les dossiers

Il a déjà commencé à se familiariser avec les dossiers importants de son ministère, comme l’insécurité alimentaire. Selon lui, « ça n’a pas de bon sens » que la nourriture saine coûte très cher dans le Nord.

« Il doit y avoir une meilleure manière de gérer ce programme », dit-il, en parlant du programme de subvention d’aliments, Nutrition Nord Canada.

« Il doit y avoir une meilleure manière de gérer (Claudiane Samson/Radio-Canada)

Pour M. Vandal, ce sont avant tout les habitants de la région qui dicteront les prochaines étapes pour son ministère.

« L’époque où le gouvernement a les solutions aux problèmes, cette époque est finie. Maintenant, ce qu’on veut faire, c’est rencontrer le monde sur le terrain, les gens qui vivent dans les communautés, dans les territoires, pour leur parler de la réalité à laquelle ils font face en vivant dans le Nord », déclare-t-il.

Il prévoit une visite du Nord au début 2020.

Le député de Saint-Boniface-Saint-Vital tient à souligner que la réalité d’un gouvernement minoritaire, c’est d’atteindre « un équilibre entre un plan réaliste et un plan visionnaire ». Pour cette raison, il a bien hâte de rencontrer les élus des autres partis.

Avec les informations de Geneviève Murchison

Radio-Canada

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