Les francophones du nord-ouest canadien viennent en appui aux Inuit et leurs droits linguistiques

La Loi sur les langues officielles du Nunavut reconnaît l’inuktitut et l’inuinnaqtun au même pied d’égalité que l’anglais et le français. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
L’Association des francophones du Nunavut (AFN) s’est officiellement positionnée en faveur d’une reconnaissance des droits linguistiques inuit dans le territoire.

Le lettre d’appui à la cause de l’organisme de défense des intérêts des Inuit, Nunavut Tunngavik Incorporated (NTI) vient officialiser une position prise par l’AFN il y a plus d’une décennie, explique sa présidente Mylène Chartrand.

Mylène Chartrand est présidente de l’Association des francophones du Nunavut. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
« On a un peu le même combat, la francophonie et les Inuit, par rapport aux droits linguistiques. Vraiment je pense que c’est ici d’unir nos forces dans la revendication des droits linguistiques et essayer de dire qu’effectivement, les gens ont des droits et surtout en éducation et également dans l’accès aux services gouvernementaux. »Mylène Chartrand, présidente, Association des francophones du Nunavut

La présidente de l’organisme NTI (Nunavut Tunngavik Incorporated), Aluki Kotierk s’est réjouie de l’appui de l’organisme porte-parole des francophones pour l’obtention de services en langue inuit. 

La présidente de la Nunavut Tunngavik, Aluki Kotierk. (Marc Godbout/Radio-Canada)
« En raison, en partie, de lois linguistiques qui traitent l’inuktut [à un niveau] inférieur à l’anglais et au français, de nombreux programmes et services du fédéral et du territoire, y compris les services essentiels en santé, en justice et en éducation ne sont pas offerts en inuktut. »Aluki Kotierk, présidente, Nunavut Tunngavik Incorporated
Contexte politique

La prise de position de l’AFN  (Association des francophones du Nunavut) survient alors que l’Assemblé législative du Nunavut étudie le projet de loi 25 qui vise à rendre l’éducation bilingue dans le territoire avec la langue inuit d’ici 2039.

La présidente Aluki Kotierk avait d’ailleurs, dans le cadre de ces audiences, émis le désir d’obtenir un contrôle sur l’éducation des Inuit comme ce que possèdent les francophones avec la commission scolaire.

Du côté de la communauté francophone, des consultations publiques ont été tenues récemment en ce qui a trait au projet d’agrandissement de l’École des Trois-Soleils.

Le projet a donné lieu à plusieurs critiques dans les médias sociaux concernant les droits des francophones.

Mylène Chartrand affirme que l’appui à NTI (Nunavut Tunngavik Incorporated) est « authentique » et ne vise pas des intérêts politiques, mais « qu’on peut comprendre le sentiment de certaines personnes de voir que l’injustice est là. »

« C’est sûr que nous on ne s’excuse pas d’exister, mais on est certainement là pour aider les autres à aller atteindre leur objectif. »Mylène Chartrand, présidente de l'Association des francophones du Nunavut

Mylène Chartrand affirme que la publication de la lettre d’appui a donné lieu à de nombreuses réactions favorables de Franco-Nunavutois.

Elle souhaite par ailleurs que cette prise de position puisse mener à d’autres collaborations entre les organismes.

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