Le chantier maritime Davie lance un Centre national des brise-glaces dans la région de Québec

Le brise-glace Jean Goodwill de la Garde côtière canadienne converti par le chantier Davie. (Marc Godbout/Radio-Canada)
Le chantier maritime Davie lance son Centre national de brise-glaces. Il souhaite ainsi être reconnu comme leader dans la construction de navires adaptés aux conditions polaires pour convaincre ses clients d’ici et d’ailleurs de faire appel à son expertise.

Alors que Davie est en voie de devenir le troisième chantier naval partenaire du gouvernement canadien, l’entreprise de Lévis veut se positionner comme étant un chef de file international dans la conception et la construction de navires capables de naviguer dans les glaces.

À court terme, pas de nouvelle bâtisse ou d’embauche viennent avec ce nouveau Centre national de brise-glace, mais plutôt une vision et des partenariats.

« Revenez ici dans 5 ans, le visage aura complètement changé, Davie est en pleine transformation. »Frédérick Boisvert, vice-président du chantier Davie
« On est positionné de belle façon pour obtenir puis consolider notre présence au niveau québécois et canadien dans le domaine des technologies propres et de l’Arctique. »
Frédérick Boisvert, vice-président du Chantier Davie. (Alice Chiche/Radio-Canada)

« Il y a une logique d’affaires, les brise-glaces s’ils sont faits au même endroit il y a des économies d’échelle, l’expertise reste sur place. Donc, ce qu’on se donne aujourd’hui, c’est une vision pour l’avenir, pour les travailleurs, la collectivité et les fournisseurs », ajoute-t-il.

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, il précise que l’entreprise compte « mettre de l’avant des plans ambitieux de déploiement au niveau des collectivités, des plans d’investissement au niveau académique, au niveau du développement industriel, des investissements technologiques aussi. »

Un tournant

Le chantier presque bicentenaire a connu ses années sombres. Il semble cependant remis à flot depuis l’arrivée de nouveaux propriétaires, il y a quelques années, et depuis sa préqualification comme partenaire dans la Stratégie nationale de construction navale.

« On n’est plus dans la survivance, on est dans le « qu’est-ce qu’on fait avec la richesse qu’on obtient avec nos partenaires ». »Frédérick Boisvert, vice-président du chantier Davie

Une vision de l’avenir qui plaît au millier de fournisseurs du chantier que représente Pierre Drapeau, vice-président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada inc.

« C’est un moment très important dans l’histoire de la construction navale au pays parce qu’on vient dire à ces 1300 fournisseurs canadiens, dont 963 sont au Québec, on se donne la main pour livrer. »Pierre Drapeau, vice-président de l'Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada inc.

Davie embauche environ 500 travailleurs en ce moment. Elle prévoit que ce nombre doublera avec les milliards de dollars de contrats fédéraux qui découleront de son partenariat avec le fédéral. Des contrats qui s’échelonneront jusqu’en 2041, selon l’entreprise.

Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, c’est un avantage important pour un employeur de pouvoir offrir des emplois stables, souligne l’Association des fournisseurs.

Souveraineté dans l’Arctique

Alors que la souveraineté canadienne sur les eaux glacées de l’Arctique n’est pas acquise, Chantier Davie croit que son expertise peut jouer un rôle important.

« On sait que d’autres pays se sont dotés d’un plan de renouvellement de leur flotte de brise-glaces de manière très ambitieuse, le Canada accuse un certain retard, et là, c’est le temps de mettre les bouchées doubles parce que notre territoire, on n’assurera notre souveraineté que si on l’occupe correctement », conclut M. Boisvert.

Marie Maude Pontbriand, Radio-Canada

Marie Maude Pontbriand, Radio-Canada

Journaliste à Québec

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