Bientôt une première enquête de Statistique Canada en langue inuit

Pour la première fois, Statistique Canada traduira une enquête en inuktitut et en inuinnaqtun, deux dialectes de la langue inuit. (Marc Godbout/Radio-Canada)
Statistique Canada mènera pour la première fois une enquête dans chacune des trois langues officielles du Nunavut : l’anglais, le français et l’inuktut.

L’inuktut est le terme employé pour désigner la langue inuit qui est composée de plusieurs dialectes au Nunavut. En 2016, c’était la langue maternelle de plus de 23 000 locuteurs, soit environ 65 % de la population du territoire. Les dialectes les plus couramment parlés sont l’inuktitut et l’inuinnaqtun.

L’enquête, qui doit paraître en avril 2021, portera sur l’expérience et le développement professionnel de fonctionnaires territoriaux et fédéraux qui résident au Nunavut.

« Nous en sommes très fiers […] et nous allons en tirer beaucoup de leçons parce que ce sera la première fois. »Marc Lachance, directeur général intérimaire de la branche Santé, Justice, Diversité et Population, de Statistique Canada

Les questions de l’enquête seront à la fois traduites en français, en anglais, en inuktitut et en inuinnaqtun.

« D’importants écarts dans le Nord »

Marc Lachance admet que le Nunavut a longtemps été mis à l’écart dans les précédentes études de Statistique Canada, ce qui a créé « d’importants écarts dans le Nord », explique-t-il.

Il ajoute que les grandes distances et les coûts élevés associés aux enquêtes dans le Nord ont contribué à alimenter ces écarts durant les dernières années.

Si la plupart des études sont désormais menées en ligne, celle du Nunavut requerra des déplacements dans plusieurs communautés.

« Nous allons devoir réfléchir à des manières de nous rendre dans ces communautés s’il y a [une éclosion] de COVID-19. »Marc Lachance
Dans le cadre de son enquête en inuktut, des agents de Statistique Canada devront se déplacer dans plusieurs communautés du Nunavut. (Marie-Laure Josselin/Radio-Canada)
La COVID-19 dans le Nord

Depuis le début de la crise sanitaire, Statistique Canada a lancé plusieurs enquêtes qui comprennent des données sur le Nord.

Parmi elles, une étude parue le 6 juillet a relevé que les habitants du Nunavut éprouvaient plus d’inquiétude que la moyenne des Canadiens par rapport au risque de violence familiale et aux tensions familiales causées par le confinement.

L’étude a aussi montré que le respect des restrictions liées à la distanciation physique était particulièrement élevé dans les trois territoires du Nord.

Avec les informations de Thomas Rohner

Radio-Canada

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