Les sports de contact organisés peuvent reprendre au Yukon

Les organisations sportives, les joueurs et, dans certains cas, leurs parents se réjouissent d’une reprise du sport organisé cet hiver. (Mike Rudyk/Radio-Canada)

Les organisations sportives yukonnaises peuvent enfin préparer la prochaine saison, maintenant que les lignes directrices entourant les sports de contact sont connues.

Pour les jeunes hockeyeurs et leurs parents, c’est le bonheur, selon le président de la ligue de hockey mineure de Whitehorse, Jeff Frizzell.

« Tout le monde est vraiment content et beaucoup plus optimiste qu’au cours des derniers mois pendant lesquels on ne savait pas quel genre de programmes on pourrait offrir. » Jeff Frizzell, président, ligue de hockey mineure de Whitehorse

Selon ces nouvelles règles, de vraies joutes sportives pourront être tenues dans les sports de contact à raison de 30 athlètes maximum sur l’aire de jeu en même temps.

Les groupes sportifs, appelés mini-ligues, seront limités à 60 joueurs sans compter les entraîneurs ou les arbitres.

Un joueur ne pourra faire partie que de deux mini-ligues, et devra attendre au moins deux semaines avant de pouvoir changer de groupe.

Dans les collectivités rurales, les mini-ligues pourraient rassembler plutôt des joueurs qui jouent entre eux à différents sports.

Les règles d’hygiène de base devront être suivies à la lettre, tout le monde devant également éviter de « cracher, se moucher sans mouchoir ou tout autre geste qui puisse transmettre un fluide corporel ».

Simplifier pour les jeunes

Robert Green, président de Hockey Yukon, affirme que les organisations tentent par ailleurs de réfléchir au moyen de simplifier le processus, particulièrement pour les plus jeunes sportifs.

« Parmi les discussions est [l’idée] d’arriver tout habillé et de limiter le nombre de personnes qui doivent utiliser les vestiaires ainsi que limiter le nombre de parents qui doivent y entrer pour assurer la distanciation physique requise. » Robert Green, président de Hockey Yukon

Le problème qu’anticipe Jeff Frizzell est plutôt le nombre de jeunes par groupe. 

« Nous avons 80 enfants inscrits dans les niveaux U-9 et U-11. Donc, il faudra créer deux mini-ligues, s’assurer que seuls certains enfants jouent contre certains autres et planifier le temps de glace pour tout le monde. » Jeff Frizzell
Changement possible dans les règles du jeu

Les autorités sanitaires du Yukon proposent que chaque sport suive les règles établies par leurs associations nationales respectives.

Cela signifie que certaines règles seront modifiées selon le sport pour réduire le risque de contamination.

L’organisation précise de la saison de chaque club sportif n’est pas encore déterminée. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

Tracey Bilski, directrice générale de l’organisme Sports Yukon, donne à titre d’exemple le volleyball où il sera interdit pour un joueur d’empêcher directement le tir au filet pour bloquer l’adversaire. 

« [Cette règle] change le jeu de façon importante. Donc, ce sera différent pour ceux qui s’entraînent à ce sport et qui y jouent. Les organisations devront s’adapter, certes. J’ai l’impression qu’elles sont déjà épuisées, ce qui est dommage, mais j’espère que ces nouvelles directives apporteront un nouveau départ aux bénévoles et au personnel avec plus de certitude. » Tracey Bilski, directrice générale, Sports Yukon

Au hockey mineur, Jeff Frizzell explique que les règles sont pour la plupart les mêmes, les jeunes pouvant jouer à 5 joueurs contre 5 et s’affronter pour la rondelle. La principale différence est la mise en échec corporelle, qui sera interdite.

« À Whitehorse, nous ne jouons pas avec des contacts physiques avant le niveau U-15 quand les jeunes commencent à participer aux tournois à l’extérieur du territoire. Donc, ce n’est pas une préoccupation. » Jeff Frizzell
Impact pour les athlètes d’élite

Tracey Bilski admet que cette situation aura un impact sur les athlètes qui aspirent à passer à un niveau supérieur dans leur discipline.

« Les jeunes, par exemple de 12e année, qui ont l’habitude d’avoir une pleine saison avec leur équipe scolaire en plus de participer aux joutes de clubs sportifs et voyager dans le Sud, un aspect crucial pour être remarqué, je suis vraiment déçue pour eux. » Tracey Bilski, directrice générale, Sports Yukon

« Il faudra être créatif », dit-elle pour encourager ces jeunes à poursuivre dans leur discipline, mais elle trouve du réconfort dans le fait que tous les athlètes au pays font face aux mêmes difficultés.

Claudiane Samson, Radio-Canada

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