COVID-19 : l’hôpital d’Iqaluit sur le qui-vive dans le Grand nord canadien

L’hôpital général de Qikiqtani, à Iqaluit, compte depuis peu une nouvelle technologie de diagnostic de la COVID-19. (Matisse Harvey/Radio-Canada)
L’équipe médicale de l’hôpital général de Qikiqtani, à Iqaluit, compte depuis peu une nouvelle technologie de diagnostic de la COVID-19 avec laquelle elle espère mieux se préparer à l’éventuelle apparition de cas au Nunavut.

Même si le territoire est toujours épargné par la COVID-19, l’équipe médicale de l’hôpital d’Iqaluit reste aux aguets.

Contrairement à l’appareil GeneXpert, qui est utilisé par l’établissement depuis plusieurs mois, l’appareil BioFire est en mesure de déterminer la nature de plusieurs types d’infections respiratoires.

Les deux appareils mettent 45 minutes avant de générer un résultat d’analyse.

Avec l’acquisition de l’appareil BioFire, les autorités sanitaires du Nunavut espèrent diminuer les délais d’analyse des tests de dépistage menés dans la région de Qikiqtaaluk, dans l’est du territoire.

Elles ont d’ailleurs annoncé, mardi, un projet pilote de deux semaines qui consiste à acheminer les tests menés dans 12 communautés de la région vers l’hôpital de Qikiqtani.

Selon l’entreprise française bioMérieux qui l’a conçue, la technologie BioFire peut détecter 19 virus et 4 bactéries à l’origine d’infections respiratoires en 45 minutes. (Travis Burje/CBC)

En cas d’éclosions, l’hôpital général de Qikiqtani dispose actuellement de 12 respirateurs, dont 5 sont portatifs et peuvent être envoyés dans d’autres communautés du territoire.

Le chef du personnel des services médicaux au ministère de la Santé, François de Wet, indique toutefois que le recours à ces respirateurs est une option de dernier recours « avant de transférer le patient dans l’un des [hôpitaux] partenaires dans le Sud. »

Il cite, à titre d’exemples, les villes d’Ottawa, de Winnipeg et de Yellowknife.

François de Wet explique que le manque d’espace de l’hôpital est une autre raison qui pousserait le personnel médical à transférer un patient vers une ville du sud du Canada.

Pour l’instant, si un cas de COVID-19 est détecté, le patient atteint sera placé en isolement dans une chambre individuelle équipée d’un lit simple.

L’Hôpital général de Qikiqtani compte 12 respirateurs, dont 5 sont portatifs et peuvent être envoyés dans des centres de soins de santé à l’extérieur d’Iqaluit. (Travis Burke/CBC)

Dans la salle d’urgence, François de Wet souligne par ailleurs que les protocoles sanitaires ont été resserrés.

Lorsqu’un patient inconscient doit y être transféré, l’équipe d’ambulanciers paramédicaux doit aviser à l’avance les infirmières en poste pour qu’elles se vêtissent d’un équipement de protection individuelle.

« La réanimation a été identifiée comme l’une des procédures les plus risquées que nous pratiquons dans un hôpital en raison du contact étroit avec le patient et du risque de transfert de gouttelettes pendant la technique de réanimation. »François de Wet, chef du personnel des services médicaux, ministère de la Santé

Depuis le début de la pandémie, il ajoute que le personnel a plusieurs fois dû se soumettre à des simulations visant à préparer le personnel à enfiler l’équipement de protection individuelle le plus rapidement possible.

Pour éviter de faire face à une pénurie de masques N-95, chaque employé doit conserver le sien pour le réutiliser.

Un masque N-95 peut être désinfecté jusqu’à trois fois, « après quoi, nous ne sommes pas sûrs qu’il soit encore sécuritaire », indique François de Wet.

Avec les informations de Beth Brown

Radio-Canada

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