Partenariat scientifique entre l’Université Carleton et les Na-Cho Nyak Dun au Yukon

La signature du protocole d’entente pour la recherche scientifique sur le territoire de la Première Nation Na-Cho Nyak Dun au Yukon s’est tenue par vidéoconférence mercredi. (Université Carleton)
La Première Nation Na-Cho Nyak Dun de Mayo, au Yukon, et l’Université Carleton d’Ottawa ont signé un protocole d’entente de sept ans pour encadrer les recherches scientifiques sur le territoire ancestral de la nation.

En raison de la pandémie, la cérémonie de signatures s’est déroulée par vidéoconférence entre le village de Mayo et Ottawa. Une distance à l’image de l’ampleur des différences entre les réalités de chaque partie et que cette entente cherche à réduire.

Le chef Simon Mervyn a affirmé d’entrée de jeu que sa nation avait connu plusieurs défis avec le gouvernement fédéral au fil des ans, mais que cette entente était prometteuse. 

« Notre relation de plus de 40 ans avec [l’Université Carleton] change notre perspective sur Ottawa. »Simon Mervyn, chef de la Première Nation Na-Cho Nyak Dun
Le chef de la Première Nation Nacho Nyak Dun, Simon Mervyn, voit dans ce protocole d’entente une opportunité de formation pour les membres de sa communauté. (Première Nation Na-Cho Nyak Dun)
« Nous avons finalement un partenaire qui est prêt à nous rejoindre où nous nous trouvons, ouvert à de nouvelles relations et de nouveaux partenariats, favorable à ce que nous prenions les devants sur les priorités qui nous importent. »Chef Simon Mervyn

Le chef a admis que sa Nation, par le passé, s’est parfois montrée réticente envers les chercheurs qui l’approchaient, mais que cette entente permet de changer cette relation.

Selon le protocole d’entente, les sujets de recherche seront définis conjointement en fonction des priorités de la Première Nation qui sera également impliquée dans l’élaboration des travaux. La Nation pourra participer au choix du chercheur et possédera conjointement les résultats de la recherche.

Le protocole d’entente précise que la Première Nation ou l’Université pourraient décider de conclure d’autres ententes similaires.

« Un cadeau pour l’Université »

Christopher Burn, qui étudie les changements climatiques au Yukon depuis des décennies, est la courroie d’échange qui a permis la concrétisation de ce partenariat.

Dans son discours, le chercheur a fait valoir combien ce partenariat pourrait aider l’institution qu’il représente à se positionner dans l’avenir comme un acteur de changement.

Le chercheur Christopher Burn de l’Université Carleton souhaite que cette entente rapproche le monde universitaire des collectivités autochtones. (Uuniversité Carleton)

« Chef Mervyn, le partenariat que vous avez inspiré est un cadeau pour nous à l’Université, puisqu’il démontre la valeur que vous accordez à nos travaux et nos recherches. »Christopher Burn, chercheur, Université Carleton

Christopher Burn a affirmé qu’il est important pour les étudiants et le personnel de l’institution de se familiariser avec les communautés du Grand Nord qu’ils connaissent trop peu.

« Lors de l’élaboration de notre programme d’études nordiques, chef Mervyn nous a parlé des défis constants que posent les changements climatiques et la pression du développement des ressources. Des impacts cumulatifs que nous n’avons pas encore appris à gérer. »Christopher Burn

L’Université Carleton voit dans ce champ d’études le potentiel d’unir les intérêts des deux parties. 

« Ensemble, nous pouvons commencer à comprendre comment nous pouvons gérer un environnement en changement avec votre savoir traditionnel et intime et notre approche plus abstraite. »

Certaines recherches ont par ailleurs été entamées sur des sujets tels que l’impact d’une vague de COVID-19 sur la collectivité ou encore l’intégration de la notion de la sécurité alimentaire dans l’aménagement du territoire.

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