COVID-19 : une éclosion de cas est confirmée à la mine Hope Bay au Nunavut

Le Nunavut confirme sept cas positifs à la mine de Hope Bay, portant désormais à neuf le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 sur ce site minier de l’ouest du territoire. (TMAC Resources)
Le gouvernement du Nunavut confirme sept cas positifs à la mine de Hope Bay, ce qui porte à neuf le nombre de personnes atteintes de COVID-19 à la mine.

Les autorités sanitaires en ont fait l’annonce dans un communiqué de presse, lundi soir. Elles ont aussi rapporté quatre cas présumés positifs qui sont  en attente de tests de confirmation .

Vendredi, le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, a annoncé la présence de huit cas présumés sur le site minier, mais les autorités attendaient de recevoir la confirmation d’un laboratoire du sud du pays avant de considérer les cas comme positifs.

Le 19 septembre, la compagnie minière TMAC Resources, qui opère la mine, a déjà rapporté deux cas confirmés. Ces cas n’ont toutefois pas été comptabilisés au Nunavut, mais plutôt en Alberta, la province d’où venaient les deux employés.

Les autorités sanitaires n’ont pas encore déterminé si les nouveaux cas confirmés seront comptabilisés au Nunavut ou dans la province de résidence des travailleurs.

Le 19 septembre, la compagnie minière TMAC Resources, qui opère la mine, a déjà rapporté deux cas confirmés d’infection à la Covid-19. (Alex Buchan/TMAC)
Aucun déplacement non essentiel

La mine de Hope Bay est située à environ 125 kilomètres au sud-ouest de Cambridge Bay. Douze personnes s’y trouvent toujours en isolement.

Vendredi, la compagnie TMAC Resources a suspendu tous les déplacements en partance et en provenance du site minier. Depuis le mois de mars, aucun travailleur n’est autorisé à quitter la mine et les employés originaires du Nunavut ont été renvoyés chez eux avec salaire.

Même si les autorités sanitaires qualifient  d’éclosion  la situation à la mine de Hope Bay, elles considèrent que le risque de transmission communautaire est faible.

Elles ont par ailleurs déployé une équipe d’intervention rapide, composée de deux infirmiers et d’un logisticien, pour empêcher une transmission au sein des employés de la mine. L’équipe est notamment chargée d’effectuer des tests de diagnostic et de la recherche de contacts.

Depuis quelques semaines, d’autres mines du Nunavut ont également enregistré des cas présumés, certains s’étant plus tard avérés confirmés, tels que sur le site des mines Meliadine et Mary River.

Radio-Canada

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