Dans le Grand Nord canadien, le Yukon a célébré sa 15e journée de la francophonie

Des activités ont été proposées par l’AFY, aussi bien en ligne qu’en présentiel. (Site Internet de la Journée de la francophonie/AFY)
Comme tous les 15 mai depuis 2007, le Yukon célèbre sa francophonie, une occasion pour les Franco-Yukonnais de vivre ensemble cette journée malgré la pandémie et de souligner leur histoire forte de 200 ans de présence.

Cette 15e journée de la francophonie yukonnaise a été célébrée sur la plage. L’événement est bienvenu, selon la directrice de l’Association franco-yukonnaise (AFY), Isabelle Salesse. « Après 14 mois de pandémie, rêver de sable et de chaleur, je pense que ça pourrait convenir à bien du monde. »

Des spectacles et des activités ont été proposés par l’AFY avec une inscription en ligne. Pour ceux qui ont pris un peu plus de temps que prévu pour réaliser leur château de sable sans sable, l’une des activités proposées, n’avaient à s’inquiéter puisqu’ils pouvaient se connecter, même en retard, et assister aux événements en cours de diffusion.

Le succès d’un cercle vertueux

Les anniversaires sont aussi une occasion de faire le bilan et cette communauté est « un exemple pour les autres provinces », selon le ministre responsable de la Direction des services en français, John Streicker.

« Le Yukon a le troisième plus taux de bilinguisme au pays après le Québec et le Nouveau-Brunswick », rappelle-t-il, avec 14 % de sa population pouvant s’exprimer dans les deux langues officielles.

Le ministre responsable de la Direction des services en français, John Streicker, la députée Yvonne Clarke, Parti du Yukon, et la leader du NPD du Yukon, Kate White, ont rendu hommage à la francophonie le 13 mai 2021 à l’Assemblée législative. (Assemblée législative du Yukon/Facebook)

Le Yukon fait rêver et attire beaucoup de monde. Mais selon le ministre, pour les francophones qui viennent découvrir le territoire, c’est la « communauté vibrante » qu’est la francophonie qui les fait rester.

Isabelle Salesse est du même avis. Elle explique que c’est aussi le fruit de « la capacité de la communauté d’accueillir les francophones grâce à des institutions comme la garderie, l’école ».

Elle affirme que l’engagement du gouvernement pour augmenter l’accès aux services en français fait aussi partie de l’équation pour une communauté attirante et dynamique qu’on « ne quitte plus autant qu’avant ».

La francophonie yukonnaise compte aujourd’hui plusieurs générations. « Toute cette énergie-là fait que notre communauté grandit et devient de plus en plus forte », note-t-elle. C’est d’ailleurs pourquoi un des nouveaux dossiers importants est celui des services aux aînés francophones, ajoute la directrice de l’AFY.

« Au début, les gens ont travaillé très très fort, ont dû aller en cour et se bagarrer pour prendre leur place. Je pense que, maintenant, on a notre place et c’est à nous de travailler correctement pour conserver cette place. »Isabelle Salesse, directrice, AFY
Plus un combat, mais une collaboration

Pour l’avenir, elle explique que l’AFY « veut continuer [à travailler] sur tous les fronts parce que tous les acquis peuvent disparaître du jour au lendemain si on n’est pas vigilants ».

De son côté, le ministre John Streicker concède que tout n’est pas parfait aujourd’hui, mais estime que l’avenir s’annonce bien grâce à de nouveaux financements.

« Vingt-huit millions de dollars sur cinq ans, c’est une très bonne chose pour le Yukon, déclare-t-il. Je pense qu’il faut améliorer l’accès à l’information et aux services en français dans la santé, l’éducation, la justice. Et il y a une opportunité grâce à la nouvelle entente avec le gouvernement du Canada. »

Les trois partis politiques du Yukon ont rendu hommage à la communauté francophone jeudi à l’Assemblée législative en amont de la journée de la francophonie.

« On est de plus en plus présents, de plus en plus visibles », dit Isabelle Salesse.

Elle ajoute qu’après une campagne électorale durant laquelle « notre voix était importante et incluse dans les plateformes », ce nouveau témoignage est un geste de plus pour « reconnaître l’importance des francophones dans cette société yukonnaise ». Elle affirme que c’est un symbole « important qui renforce tout le reste ».

Radio-Canada

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