L’OTAN évoque une « présence accrue » près de la Suède en cas de candidature

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg (François Walschaerts/AFP)
Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a évoqué jeudi une « présence accrue » en mer Baltique et autour de la Suède pour protéger le pays scandinave en cas de candidature à la suite de l’invasion russe en Ukraine.

« On doit se rappeler que, pendant l’éventuel processus d’adhésion à l’OTAN, il y a un fort engagement politique de l’organisation à soutenir la sécurité de la Suède », a déclaré le patron de l’alliance dans une entrevue à la télévision suédoise SVT.

« Nous avons plusieurs façons de le faire, notamment avec une présence accrue de l’OTAN et de ses forces dans les régions autour de la Suède et dans la Baltique », a souligné le haut responsable norvégien.

Dans un tournant historique provoqué par la guerre en Ukraine, la Suède et la Finlande mènent d’importantes consultations internes et extérieures en vue de se joindre à l’alliance atlantique, avec une décision considérée comme très proche côté finlandais.

Une des questions brûlantes concerne la protection dont les deux pays nordiques pourraient bénéficier durant la période d’adhésion, qui peut durer plusieurs mois du fait de l’accord nécessaire de chacun des 30 membres de l’OTAN.

Seuls les membres de l’alliance bénéficient de la protection du célèbre article 5 de défense mutuelle de l’organisation, pas les candidats.

Stockholm et Helsinki ont des discussions avec plusieurs grands pays de l’alliance pour s’assurer des « garanties », alors que la Russie menace de « conséquences » en cas de candidatures à l’OTAN.

La première ministre finlandaise, Sanna Marin, avait évoqué plus tôt des discussions à ce sujet avec les États-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, tout en soulignant qu’une adhésion la plus rapide possible était « la meilleure garantie possible ».

La ministre des Affaires étrangères de Suède, Ann Linde, en tournée aux États-Unis et au Canada, a assuré mardi soir que Washington était prêt à donner « différents types d’assurances en matière de sécurité » durant le processus d’adhésion.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche a affiché sa « confiance » à trouver des solutions au problème.

« Nos forces armées ont travaillé ensemble depuis des années. Nous sommes confiants dans le fait que nous pourrions répondre à toutes les inquiétudes qu’un pays pourrait avoir durant la période entre sa candidature et son accession formelle à l’alliance », a affirmé ce responsable.

La Suède a annoncé cette semaine un exercice d’un mois de troupes de réserve sur l’île du Gotland, stratégiquement située au centre de la mer Baltique.

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