La Suède et la Finlande évaluent leur possible adhésion à l’OTAN

La première ministre de la Suède, Magdalena Andersson (Justin Tallis/Reuters)
Les sociaux-démocrates au pouvoir en Suède ont annoncé lundi l’ouverture d’un débat interne sur la situation stratégique du pays et la possibilité d’une adhésion à l’OTAN, désormais envisagée après l’invasion russe de l’Ukraine.

La première ministre suédoise et dirigeante du parti Magdalena Andersson a affirmé fin mars « ne pas exclure » une candidature à l’alliance militaire occidentale, après avoir exprimé dans un premier temps la préférence de voir la Suède rester hors des alliances militaires.

Historiquement opposé à une adhésion à l’OTAN, le parti social-démocrate suédois a revalidé une motion en ce sens lors de son dernier congrès.

Mme Andersson s’est dite prête à faire changer la ligne, à cinq mois d’élections où la question s’annonce centrale.

Le débat annoncé lundi, ouvert à tous les membres du parti, sera « une discussion plus large que la question d’un oui ou d’un non à l’adhésion à l’OTAN », a affirmé dans un communiqué le numéro 2 des sociaux-démocrates, Tobias Baudin.

Ce « dialogue sur la politique de sécurité » devrait s’achever avant l’été, selon lui.

Un revirement du premier parti suédois serait historique et ouvrirait la voie à une adhésion suédoise à l’OTAN, au moment où la Finlande voisine s’apprête à prendre d’ici l’été sa décision.

Candidature probable de la Finlande 

Comme son voisin finlandais, la Suède n’est pas membre de l’OTAN et est officiellement non alignée militairement, même si elle est partenaire de l’alliance atlantique et qu’elle a abandonné sa ligne de neutralité stricte après la fin de la guerre froide.

Leur candidature à l’OTAN, impensable politiquement il y a encore deux mois, est devenue possible, voire probable, en ce qui concerne Helsinki.

Le soutien à une adhésion a presque doublé après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, bondissant à près de 50 % en Suède et de 60 % en Finlande. La part des défavorables, elle, a chuté à près de 20 à 30 %.

La question s’annonce comme un des grands sujets de la campagne pour les prochaines élections législatives en Suède le 11 septembre.

Le conservateur Ulf Kristersson, à la tête de l’opposition de droite, a annoncé son intention de déposer une candidature d’adhésion s’il obtient une majorité au Parlement.

Et l’extrême droite des Démocrates de Suède (SD), troisième parti des élections de 2018, s’est elle aussi ouverte à l’idée d’une adhésion, après y avoir été opposée.

Une réunion interne de la direction de SD a été convoquée lundi sur la question.

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