La députée Katrina Nokleby se défend d’être revenue à Yellowknife durant l’évacuation

La députée Katrina Nokleby a été réprimandée par le commissaire à l’intégrité des T.N.-O. (CBC)

Prévisualiser (ouvre un nouvel onglet)

La députée de Great Slave, Katrina Nokleby, réprimandée par le commissaire à l’intégrité pour être retournée à Yellowknife durant les évacuations, se dit surprise et déçue de cette décision.

Elle regrette d’avoir quitté la ville durant l’évacuation initiale, lorsque les feux de forêt menaçaient la capitale, a-t-elle révélé durant une entrevue avec CBC. Lorsque les autorités lui ont demandé de quitter la ville une seconde fois, elle est restée, en partie parce qu’elle souffrait de dépression.

Dans un rapport, le commissaire à l’éthique Phillip Jones recommande qu’elle reçoive une contravention et une réprimande. La recommandation d’une suspension aurait pu être envisagée si des élections n’étaient pas imminentes.

L’enquête du commissaire est la réponse à deux plaintes déposées à la fin du mois d’août, peu après que la députée fut retournée à Yellowknife malgré l’ordre d’évacuation en vigueur. Elle affirmait avoir été désignée comme travailleuse essentielle.

«J’ai été surprise, je pensais avoir fait un bon travail pour expliquer les circonstances autour de tout ça, déçue aussi», affirme Katrina Nokleby.

La députée dit qu’elle s’est d’abord rendue à Behchokǫ̀, où elle regardait les cartes du feu, recevait des informations du gouvernement et surveillait la météo. «Pour moi, il ne semblait pas y avoir de feu non maîtrisé à 15 kilomètres de la ville», dit-elle, en ajoutant qu’elle n’aurait jamais voulu quitter la ville si elle avait été ministre.

La députée croit que le problème, dans son cas, est surtout d’avoir quitté la ville, puis d’être revenue à Yellowknife plutôt que d’y être restée dès le départ en donnant comme exemple le député de Hay River Rocky Simpson. Selon elle, il n’y aurait pas eu de plainte si elle n’avait pas quitté la ville.

«Vous voulez savoir pourquoi je suis restée? Voilà pourquoi : je souffre de dépression depuis que j’ai 13 ans, si ce n’est pas avant. C’est ce que je suis et si je n’avais pas d’empathie, d’inquiétudes et d’attention pour ces gens, je n’aurais pas de problème de dépression», soutient-elle.

Malgré tout, la députée assure qu’elle se représentera aux prochaines élections territoriales, prévues le 14 novembre.

À lire aussi :

Radio-Canada

Pour d’autres nouvelles sur le Canada, visitez le site de Radio-Canada.

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

Laisser un commentaire

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette.
Nétiquette »

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *