Un programme d’expéditions pour jeunes Inuit reprend la route

Cette année, 45 jeunes de 14 communautés du Nunavut participeront aux activités organisées par la fondation Ayalik. (Fondation Ayalik)
Un programme d’expéditions organisées pour des jeunes du Nunavut reprend les chemins de la nature dans une version bonifiée après une pause forcée de deux ans causée par la pandémie de COVID-19.

Depuis 2015, le programme de plein air de la fondation Ayalik a emmené près de 120 jeunes Inuit à l’aventure. Cette année, ce sont 45 jeunes de 14 communautés du Nunavut qui feront de la voile, du canoë ou de la randonnée dans divers coins du pays.

Les voyages durent environ deux semaines, durant lesquels des jeunes de 14 à 17 ans sont appelés à relever des défis, tout en se passant de leurs appareils électroniques.

Le but, explique le cofondateur de la fondation Ayalik, David Pelly, est de leur offrir un environnement où ils peuvent s’épanouir.

« Nous pensons que ces aventures offrent à tous les jeunes, quelle que soit leur origine, la chance de renforcer leur confiance en eux, leur estime de soi et leur résilience face aux défis de la vie », précise-t-il.

Le coût des activités est assumé par la fondation, qui bénéficie de dons privés et de fonds provenant de l’association Kakivak et de l’association inuit de Kitikmeot.

Le programme reflète les valeurs et la culture inuit, explique la fondation dans un communiqué.

Ayalik est l’oeuvre de David et de Laurie Pelly, qui l’ont nommé à la mémoire de leur fils adoptif, Eric Ayalik Okalitana Pelly. Dans sa jeunesse, il a participé à de nombreuses expéditions de ce type, avant de mourir d’une arythmie cardiaque à 19 ans en 2014.

Profiter de la pause pour s’améliorer

Le couple dit que la fondation a profité de la pause pandémique pour améliorer ses programmes.

L’organisme a notamment reçu de l’argent pour financer la participation d’un thérapeute, habitué au plein air et spécialisé en santé mentale, aux voyages en canoë.

« C’est une ressource de plus qu’on ajoute, de façon à être prêts à toutes les possibilités », soutient David Pelly.

« Nous voulons sortir de la bulle COVID avec fracas, et c’est ce que nous allons faire », lance-t-il.

Avec les informations de Sam Juric

Radio-Canada

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